A l’hôpital public de Boufarik, les cafards et les rats d’égout côtoient les malades
Invasion d’insectes, fuites d’eau, monticules de déchets… La visite de l’hôpital public de Boufarik, une ville située à 35 km à l’est d’Alger, fait froid dans le dos. Ici, les patients se soignent, en évitant de tomber encore plus gravement malade. Face à un manque d’hygiène criant, même le personnel médical semble avoir démissionné. Reportage dans un hôpital désaffecté, mais qui continue à recevoir des malades.
Les automobilistes qui passaient par ces lieux grouillant d’une foule compacte sont pris dans un fouillis inextricable. Depuis quelques jours, des agents de la sûreté urbaine n’ont pas cessé de se relayer pendant toute la journée pour dégager les voies publiques.
Si on est de passage à Boufarik, au centre de cette prestigieuse et magnifique ville, on peut admirer le style architectural de sa mairie.
Juste derrière la mairie de la ville de Boufarik se trouve la grande salle de cinéma Le Colisée. Ce joyau architectural a vu le jour vers 1874, grâce à l’architecte italien Antoine Betoli qui en a été l’artisan.
Dans les différentes cités de la ville, et particulièrement celle des jésuites, des dépôts importants d’ordures défigurent le paysage.
Dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire et après recensement, un programme de 300 logements était destiné aux habitants de la ferme Amiar Mohamed, route de Soumaa à Boufarik.
La ville de Boufarik sera bientôt dotée d’un nouvel hôpital de 240 lits, d’un complexe mère-enfant de 60 lits, dont l’étude vient d’être achevée, et d’un autre hôpital du jour pour les urgences médicales, qui sera réalisé dans l’enceinte de l’hôpital actuel.
Un panneau signalant un sens interdit a été arraché à Boufarik, alors qu’il avait été scellé dans du béton.